Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 9: Désencombrer ou comment envoyer et recevoir le message que l’on est prêt.e à changer

Le défi du jour consiste à désencombrer!

Désencombrer l’espace de cuisine, placards et frigo.

Globalement, il s’agit de vider la totalité des contenants, des placards aux boites enfermant des fins de paquets de chips, puis de trier, jeter, nettoyer et ranger à nouveau.

Certain.e.s y verront sans doute une corvée insupportable. 

…On ne va pas en plus nous faire faire le ménage?…

Et bien si!!!

C’est le ménage de vos vieilles habitudes que vous ferez alors en propulsant vos chances de succès au sommet!

J’ai découvert le désencombrement et il a changé ma Vie. Je me souviens de cette date car je commençais mon processus  « cette vie ne me convient pas, je veux créer la vie de mes rêves » et le désencombrement en a été la puissante porte d’entrée.

Nous sous-estimons souvent le poids de notre environnement sur notre état d'esprit. Si nous vivons dans un endroit qui nous rappelle des évènements pénibles ou que l'on vit sans cesse avec des objets qui nous déplaisent, nous gênent et des habitudes qui nous agacent, nous entamons à chaque instant notre quota d'énergie disponible pour agir. Et c'est là que la zombification et autre #VDM commencent!

Mon initiatrice dans cette magnifique aventure fut Dominique LOREAU. J’ai débuté par la lecture de l’Art de la Simplicité, 2013.

Depuis elle en a écrit beaucoup d’autres – et je vous transmets le lien vers un article que j’ai chroniqué sur ce blog à propos de l’Art de l’Essentiel, 2018.

Avec elle j’ai appris qu’il était inutile de posséder une casserole Diamètre 24 en 4 exemplaires, que rassembler son huile, sel, vinaigre et poivre dans un petit panier diminuait de moitié les manipulations que nous répétons tous les jours pour nos assaisonnements ou encore que la mode n’est pas le style. Mieux vaut porter tous les jours la même tenue qui correspond exactement à notre morphologie, avec les couleurs qui nous vont au teint et dans une matière luxueuse, plutôt que d’acheter tous les derniers must have qui ne nous mettent pas nécessairement en valeur et nous font perdre un temps fou dans le choix de nos vêtements le matin.

Cette technique a d’ailleurs lancé un mouvement du « retour » à l’uniforme choisi et individuel. Mais bon, on n’est pas là pour ça…

Certain.e.s connaissent peut être Marie Kondo qui dans la même veine a depuis écrit un best seller vendu à plusieurs milliers d’exemplaires La Magie du Rangement, 2016.

J’ai conscience que ce que je suis en train d’écrire peut sembler rétrograde: uniforme, rangement, ménage… Et! On est au XXIème siècle. Certes, mais certaines coutumes ancestrales sont aujourd’hui encore indispensable à notre équilibre d’êtres humains.

Pour ma part, j’ai pris l’habitude de ritualiser chaque début de saison avec un check up de mon environnement.

Je retire ce qui ne m’apporte pas/plus de plaisir. Ce rituel est intensifié au printemps où je vide, tri, jette, nettoie puis range chaque contenant de chaque pièce de mon lieu de vie. Cela m’aide à entretenir l’idée que je me fais de ma vie c’est à dire une roue en constant évolution.

J’y vois une formidable opportunité de ne pas passer à côté de sa vie.

J’en ai d’ailleurs fait un des 4 piliers de ma formation en ligne Les 5 piliers pour Cultiver la bienveillance envers soi et Transformer sa vie.

Pour en revenir au défi du jour, les auteurs précisent que si nous avons déjà désencombré notre cuisine, il convient de faire un tour d’horizon pour compléter.

J’ai donc proposer à Akhenaton de le faire puisque je l’ai fait moi même il y a quelques semaines. Il a décidé de jeter les chocolats de Pâques qui nous restait avec mon assentiment absolu. Je ne sais pas pourquoi j’avais gardé ça… En revanche, j’ai récupéré et remis dans le frigo les poivrons rouges et les olives noires, 2 aliments qu’il ne mange pas… lui … mais que moi, j’adore.

Je lui ai demandé comment il se sentait et il m’a dit Joyeux.  OK, cool!

Je vous invite à tester le désencombrement dès maintenant en choisissant un petit tiroir ou une étagère et voyez l’effet que cela produit sur vous. Mais attention, je vous préviens, quand on commence, on a du mal à s’arrêter!

Surtout, surtout, postez ensuite un commentaire sous cet article pour partager comment vous l’avez vécu. Je serai heureuse de le lire et de vous encourager.

Sonnya

Chronique de livre inspirant

L’art de l’essentiel: Chronique d’un livre qui a changé ma Vie

L’art de l’essentiel

Phrase-résumé: Ce sont surtout nos possessions qui nous attirent des ennuis. Se délester des possessions superflues, c’est aussi se délester des problèmes. Pour désencombrer sa vie, il faut beaucoup de connaissance de soi! Jeter agit non seulement comme une véritable thérapie, mais aussi une philosophie et un art.

Ecrit par Dominique LOREAU, 2008, 189 pages bibliographie incluse

Adepte du mode de vie japonais depuis de nombreuses années, Dominique LOREAU est également l’auteur de plusieurs livres tel que l’art de la simplicité ou encore l’art de la délicatesse.

Dominique nous propose un accompagnement vers un désencombrement durable.

La première partiedu livre intitulée Elixir Vitae du désencombrementest consacrée à nous expliquer les avantages d’une vie moins encombrée.

Au quotidien:

  • Un soulagement extraordinaireen ce que le désencombrement nous apporte plus de temps, moins d’ennuis et plus d’énergie,
  • Un intérieur plus dégagé, mieux organisé, plus raffiné et plus luxueux,
  • De meilleures relationspour plus d’indépendance et d’autonomie en se défaisant du passé

Dans le mental:

  • Un esprit moins encombrépour…
  • une vieillesse plus dynamique

Plus de joie de vivre:

  • La sérénité découlant du lâcher priseou le bonheur dans la possession?
  • Bonheur ou paix?Antinomiques ou opposés complémentaires?
  • Un égo moins envahissantou comment se détacher du moi?

La deuxième partiedu livre nous amène concrètement à nous préparer au désencombrement.

Le tri identitaire:

  • Faire une véritable prise de consciencecar tout prend d’abord forme dans le mental et pour savoir que jeter et que garder nous devons d’abord nous connaître et nous concentrer sur nos objectifs,
  • Se connaître soi etsavoir conserver les objets qui nous reflètent,
  • Savoir exactement ce qui m’est nécessaireà l’ère du deal getting ou du temps de la quête du plaisir et de la satisfaction des désirs,
  • reconnaître les caractéristiques des « bons » objetsqui sont ergonomiques et agréables, de qualité, neutres, possédant un bon ki, et qui ont bien vécu.

Prendre conscience des obstacles:

  • L’auteur passe en revue nos peurs secrètes de faire le vide. De la peur de perdre de l’argent à celle de passer pour un pauvre en passant par celle de regretter ou de se retrouver seul avec soi, elle nous interroge sur l’idée de vivre sa vie ou la posséder?
  • Dans quels cas stocker à outrance devient un problème? L’auteur passe en revue des facteurs externes tels qu’avoir vécue une enfance sans domicile fixe ou encore avoir été abandonnés ou non désirés et des facteurs internes faisant écho à des peurs et angoisses telles que celle de passer pour un gaspilleur ou d’être associé à ce qui se trouve dans ses poubelles.
  • Enfin, sont présentés des modèles de gens heureuxqui vivent selon un principe que je qualifie de sobriété heureuse. Elle termine ce sous-chapitre par un paragraphe intitulé Routine ou vie nomade? Cela constitue un point commun avec le second libre que je présente dans cet article.

La troisième partie est celle où Dominique LOREAU nous invite à passer à l’actionavec un accompagnement pas à pas, précis et sécurisant.

Elle décrit 3 étapes pour ne pas laisser le loisir à nos excuses de nous freiner ou ralentir.

L’inventaire du logis:

  • Tout y passe! De ce qui se rapporte à la cuisine, aux nécessités ménagères, objets électroniques, décoration ou meubles, aires de rangement, objets personnels, documents, papiers, photos et même les livres!
  • Pour chaque thème, une foultitude de conseils précis est donnée. Par exemple le fait de se constituer une garde-robe hors mode, sur des valeurs sûres et de lister les vêtements indémodables essentiels (un trench coat avec doublure amovible pour le froid, un manteau mi-saison, deux ou trois jeans…)

Les techniques:

  • Comment procéder? L’auteur décrit des techniques précises pour savoir par où commencer et quoi faire. On apprend alors qu’il convient de se débarrasser aussi vite que possible des grosses choses, d’exposer les objets pour lesquels nous hésitons encore, se limiter à certaines couleurs, ne posséder l’essentiel qu’en un seul exemplaire, ou encore plus radicale: déménager dans une plus petite maison.
  • Les bons moments pour agirsont importants à détecter car il nous faut de l’énergie pour passer à l’action. Le bon moment c’est quand la pensée nous vient à l’esprit. Pour créer une habitude, nous pouvons profiter des saisons ou d’un voyage pour jeter.
  • Donner, recycler, jeter ou vendre, le désencombrement nous offre de multiples possibilités de faire un acte de charité ou éco-responsable.
  • Et que faire en cas de dilemme? Si malgré tous les apports de la partie I, nous sommes indécis, Dominique LOREAU apporte des contre-arguments pour gérer l’encombrement des autres, les scrupules, les erreurs d’achat et les fameux souvenirs et autres objets sentimentaux.

Après s’être désencombré, une alerte et des conseils pour:

  • Ne pas re-remplir ou comment contrer l’adage selon lequel la nature a horreur du vide ou l’art de faire savoir à ses proches que nous souhaitons cesser de recevoir et de faire des cadeaux.
  • Se méfier des pièges. L’auteur identifie comme piège ce qui est gratuit, les soldes et tout ce qui a trait au réconfort de qualité inférieure.
  • N’acheter qu’après mûre réflexion. J’ai beaucoup pratiqué et aujourd’hui encore la technique de la liste des 30 jours. Quand j’ai envie de quelque chose, j’attends trente jours, si je le veux toujours, je l’achète.
  • Pratiquer la frugalitépour vivre avec peu: un mode de vie esthétique et merveilleux.
  • Vivre dans la légèreté et la transition en nous rappelant que l’on s’approche de la mort à chaque instant et que le désencombrement est un moyen de préparer notre mort. Âme sensible s’abstenir… Ou encore que notre consommation constitue un acte politique.

Et de conclure en précisant:

 Avec trop on se perd, avec moins on se trouve

Les éléments en gras représentent des sous-titres du livre.

En quoi ce livre a-t-il changé ma vie?

Un moment de vie où je n’avais plus de place pour rien.

Je vivais un passage de ma vie très chargé en responsabilités, tâches à accomplir, à ne pas oublier. Je venais d’avoir un second enfant et nous habitions une grande maison que nous rénovions. En plus de cela, je travaillais toujours beaucoup. Le temps m’était compté pour ne pas dire chronométré chaque jour. Et le moindre grain de sable s’apparentait à une gestion de crise. Cela m’a appris à être extrêmement bien organisée mais je frisais l’épuisement.

La lecture de ce livre m’a permis de lâcher prise sur le niveau d’exigence que je me fixais.

Avoir un super job à responsabilité ET deux enfants ET une maison à rénover et entretenir ET partir en vacances ET recevoir du monde en mettant les petits plats dans les grands ET que tout soit toujours impeccablement rangé et propre ET reprendre le sport ET cuisinier ET être toujours au top de sa forme. J’avais enfin le droit de dire NON, je me donnais cette autorisation et savais comment faire.

J’ai d’abord été prise d’une frénésie de désencombrement. Je vidé les placards, trié, jeté ou donné ou rangé.

Et puis, comme j’étais bien partie, j’ai décidé de faire un choix entre:

  • Maison + Travaux
  • OU Appartement + Vacances

…Je ne pouvais pas ramener mes enfants à la maternité; Ils ne constituaient donc pas une variable d’ajustement. Je rigole….

Nous avons donc décidé de vendre notre maison et j’ai quasiment tout donné.

J’ai voulu organiser un vide maison mais le regard désapprobateur prononcé de ma mère a eu raison de cette malheureuse initiative. Toutes nos connaissances étaient sous le choc. …Pourquoi vendre cette si belle maison? Ils divorcent c’est ça? …Et bien non, nous n’avons pas divorcé, nous voulions juste moins de responsabilités dans les tâches quotidiennes. Je remarque d’ailleurs que j’ai appliqué l’un des conseils de l’auteur puisque j’ai déménagé pour un lieu d’habitation plus petit. Et comble du déshonneur familial, j’allais être locataire de mon logement. … Tu te rends compte, quitter une maison dont tu es propriétaire à la campagne pour un appartement en ville en location, mais tu veux mettre tes enfants sous les ponts !!…J’adore la mesure dont peut faire preuve ma famille quand il s’agit de m’encourager dans mes choix de vie.

…Mais tu crois que se débarrasser de tout est sain?…Heureusement l’auteur traite cette question, sinon j’aurai peut-être manqué d’arguments. Elle explique tout simplement que dès lors que cette démarche fait suite à une évolution et un travail personnel, elle n’a rien d’une maladie psychologique. OUF! Sauvée.

Bref, je dirai que ce livre m’a donné le courage et le mode opératoire pour changer de vie et préserver ma santé.

Le style de l’auteur est très tranché presque dogmatique.

Elle n’a que faire de ce que l’on peut en penser. Tout n’est donc pas forcément à prendre argent comptant – par exemple je continue à faire des cadeaux car il me semblait compliquer d’expliquer, je pratique le désencombrement et la frugalité heureuse donc je ne participerai pas à la cagnotte de ton voyage de noces – on vient à 4 au mariage au fait et mes enfants ont un appétit d’ogre 

Nous vivons en France, tous les concepts japonais ne me semblent pas transposables. En revanche, je crois que ce livre m’a aussi reconnecté à mon féminin. J’avais besoin de ces conseils sur comment ranger son sac à main ou choisir son parfum. L’art d’être une courtisane ou une geisha ne s’enseigne pas en France. Une niche?

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 8: L’état des lieux. Quoi? Pardon? Qu’est ce qu’on vend?

Hoooooo, ça va piquer les yeux aujourd’hui…

Etat … Des … Lieux.

Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis jamais complètement sereine pour un état des lieux. Qu’est ce que l’on va découvrir de moi? Même si je me suis bien préparée, il y a l’idée d’un jugement qui plane.

Selon le Petit Larousse:

L'état des lieux est le constat d'un état d'un local loué.

Le constat est un enregistrement de faits matériels.

 

Aussi, l’état des lieux est l’enregistrement de faits matériels et objectivables d’un local.

Le défi du jour consiste à mener une réflexion sur notre environnement lié à notre alimentation. Autrement dit, aujourd’hui on ne se cache rien … à soi et on ouvre les yeux!

Défi ludique car il nous est proposé de nous installer dans notre cuisine et de décrire ce que nous voyons.

Pour ensuite retranscrire nos impressions et nos émotions. Et enfin faire de même avec le frigo (en l’ouvrant c’est mieux).

D’écrire ensuite sans censure et de résumer les points qui retiennent notre attention.

Direction la cuisine…

Nous nous sommes donc diriger vers la cuisine. Je ne vous ferai pas l’affront de vous la décrire. Toute la famille s’est prise au jeu. A qui parlait des meubles,  à qui des couleurs ou encore des ustensiles sur les étagères.

L’ambiance joyeuse qui régnait me fait dire que nous nous sentons bien dans ce lieu. Ce qui m’apparaît être fondamental.

En Feng Shui, la cuisine est symboliquement associée à la famille, à la santé et à la fortune. Mieux vaut que le KI circule bien.

J’ai beaucoup harmonisé de pièces de mes logements à partir de cet art millénaire. Ce livre Le feng shui pour les nuls de D. Kennedy, a guidé mes premiers pas.

Ensuite, nous avons ouvert le frigo. Pour ma part, j’ai immédiatement manifesté ma satisfaction en ces termes:

Cela me va bien. Le frigo est bien garni et le taux de fruits et légumes doit représenter 60% du contenu global. Je suis satisfaite de cette prise de conscience.

Akhenaton, quant à lui, me surprend en exprimant:

Et bien moi je me sens triste.

Et effectivement, il avait la mine très triste. Je m’empresse de lui demander pourquoi. Ce à quoi il répond qu’il est triste de manger des aliments qui ne lui ont rien fait et n’ont rien demandé.

Je sais qu’il est hypersensible mais à ce point… Je suis attendrie par ces paroles et saisis l’occasion pour évoquer avec lui la mission de toute chose en ce monde.

AVERTISSEMENT

Attention, ceux et celles qui sont allergiques à la spiritualité, ne lisez pas la suite.

… Moi: « Akhenaton, l’Univers nous a créé et donne toutes les conditions pour que nous restions en vie. Toi, quand tu crées quelque chose, tu souhaites que ça dure? »

Akhenaton: « Oui »

Moi: « Et bien c’est pareil pour Dieu. Il nous a créé et nous donne des pommes, du poisson, des carottes, pour que l’on puisse vivre – sinon nous mourions. Si tu manges ta pomme en conscience, en la remerciant pour tous les bienfaits qu’elle t’apporte, c’est OK pour la pomme. Elle accomplit comme cela elle aussi sa mission. En revanche, à chaque fois que nous gaspillons, nous ne permettons pas aux aliments de faire ce pour quoi ils sont sur cette Terre. »

Akhenaton: « Ah, OK. »…

Oui, il n’a pas été super loquace après ma tirade…

Je ne sais pas si cet échange lui permettra de déculpabiliser de son instinct meurtrier quand il mange mais je suis contente que le défi ait créé les conditions de cette discussion.

Enfin, comme j’étais plutôt satisfaite du contenu de ma cuisine et de mon frigo, je me dis que je peux m’arrêter là. Non? Je plaisante.

A demain,

Sonnya

 

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 7: Assiette à moitié vide ou à moitié pleine et la loi de la relativité

Aujourd’hui, les auteurs nous rappellent qu’il y a deux façons de voir la vie et par là nos assiettes:

  • Regarde-t-on notre assiette comme à moitié vide, autrement dit, ne voit-on que les insatisfactions, ce que l’on n’a pas et les difficultés OU
  • Porte-t-on son regard sur le bien, le beau, l’apprentissage dans l’échec et le renouveau dans le deuil?

Comme nous pouvions le pressentir, le défi sera facilité si l’on a plutôt tendance à voir l’assiette à moitié pleine.

La suite s’annonce comme un avertissement.

Evitez de vous positionner en victime, sinon les 100 jours vont être très très très longs!

On mesure là toute la relativité du temps. Le défi sera plus long si l’on voit son assiette à moitié vide.

 

Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité. – Albert Einstein

 

Pour paraphraser Albert Einstein, je dirai:

Faites le défi des 100 jours en voyant votre assiette à moitié pleine et ça vous semble durer 60 jours. Voyez votre assiette à moitié vide et ça vous semble durer 300 jours.

Et je ne parle pas des personnes qui vivent avec vous…

Pour nous, cela devrait plutôt bien se passer car Akhenaton et moi avons plutôt tendance à voir:

Totalement plein le verre qui l’est à moitié.

Je n’ai jamais croisé un autre enfant que mon fils se faire gronder par la maîtresse de petite section car il arrive trop joyeux à l’école. …Tu ressors immédiatement de la classe et tu rentres à nouveau sans dire bonjour si fort et en cachant ce sourire aux lèvres! Enfin, tu as été élevé où!!?… 

Le défi de jour consiste à s’engager à 100% pour les 100 jours à venir. S’engager à ne pas baisser les bras quand ce sera difficile ni à renoncer.

Pour formaliser les choses, la page contient une ligne à remplir en ces termes:

Je m'engage, moi, __________________ (prénom), à donner le meilleur de moi-même sur les 100 prochains jours!

Signature__________________________ Date___________________ 

En coaching, l’engagement envers soi est une étape importante. C’est une des clefs qui fera la différence entre:

Un objectif, atteint, valorisant VS un voeu, pieu, culpabilisant

Je ne sais pas si les personnes ont conscience qu’elles ont le pouvoir de réaliser les objectifs qu’elles se fixent dès lors:

  • Que l’objectif en est vraiment un, et notamment, une erreur qui revient systématiquement, qu’il ne dépend que de soi. C’est formidable de vouloir éradiquer la faim dans le monde – mais, je rangerai plus facilement ce souhait dans la case voeu pieu culpabilisant. Car bien évidement l’atteinte de cet objectif ne dépend pas que de soi.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire! Mais se demander Comment puis-je faire ma part pour contribuer à réduire la faim dans le monde? Vous sentez la différence? Là c’est atteignable.

  • Que la volonté résiste. Et pour ce faire, il faut se faciliter la vie en faisant deux choses importantes:
  1. Changer ses habitudes ET en créer de nouvelles, sinon, la nature ayant horreur du vide, vos « mauvaises » habitudes vous ramèneront inévitablement, à faire les mêmes choses qu’auparavant;
  2. S’engager envers soi-même officiellement, en connaissance de cause, c’est à dire en ayant mesuré au préalable les risques à tout mettre en oeuvre pour changer ET ceux à ne rien faire pour changer.

Ce n’est qu’en évitant les paroles en l’air, que l’on peut changer vraiment sa vie. Sinon on risque de se retrouver comme ces mourants de l’étude de Bronnie Ware.

Bronnie Ware est une infirmière australienne qui a passé de nombreuses années à travailler en soins palliatifs. Elle a fini par publier un livre intitulé The Top Five Regrets of the Dying (Les 5 plus grands regrets des mourants).

Et celui qui arrive ne premier est:

1 – J’aurais aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi.

Bon! On ne pourra pas dire que personne ne nous avait prévenu.

Je ne sais pas si le résultat aurait été le même sur des personnes non mourantes, mais je n’ai pas envie de prendre le risque de le vérifier.

Aussi,

Je m’engage, moi Sonnya, à donner le meilleur de moi-même sur les 100 prochains jours!

Akhenaton en a fait autant.

Enfin, les auteurs nous félicitent pour cette première semaine accomplie et nous précise qu’il est inutile de nous culpabiliser si l’on manque un jour. On perdrait alors du temps et de l’énergie inutilement!

Au lieu de cela, nous reprenons notre cahier où nous l’avons laissé et… C’est reparti! Pensez à Bronnie Ware!

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 6: Les dictatures des régimes et des gourous alimentaire ou la déculpabilisation de la mère nourricière

Aujourd’hui, les auteurs se lâchent un peu et dénoncent les diktats de la beauté minceur pour les femmes et beauté musclée pour les messieurs.

Ils posent comme postulat que certaines industries entretiennent le lancement fracassant d’un régime différent tous les 6 mois pour amener de la confusion et du désordre.

Que toutes ces nouvelles méthodes induisent une incompréhension en se contre-disant nous conduisant à ne plus savoir ce qui est bon et mauvais.

Qu’alors aucun résultat ne saurait être durable.

Le défi du jour:

  • Recenser les régimes drastiques et loufoques, les gourous alimentaires et autre crèmes amincissantes auxquels nous avons pu céder,

  • Dresser un bilan .

L’objectif est de prendre conscience de l’impact de ces régimes et ainsi de se déculpabiliser.

Je pose la question à Akhenaton qui me répond: Moi, j’ai jamais rien fait.

Ouf…

Je ressens un grand soulagement à ce moment-là. Finalement plus que d’être culpabilisée par les nombreux régimes alimentaires que j’ai testé – cf mon article de lancement du défi des 100 jours –  c’est ma maladresse avec Akhenaton qui me culpabilise.

J’ai trop souvent osciller de:

  • Punaise, il faut que l’on fasse plus attention, il est au-dessus des courbes! ou Oui promis, Monsieur le pédiatre, on ne boit pas de boissons sucrées au petit déjeuner…

à

  • Ils me font tous chxxx! C’est un gosse putxxx! C’est pas de sa faute s’il prend 100g dès qu’il mange une cacahuète. Qu’il mange après tout! Merxx!

en passant par

  • C’est forcément de ma faute… Qu’est ce que j’ai mal fait… Je ne sais pas l’aimer cet enfant snif snif…

Donc là j’étais vraiment aux anges d’entendre sa réponse: moi, je n’ai jamais rien fait. Cela veut au moins dire qu’a priori il ne s’est pas senti privé lorsque j’étais en phase « il faut que l’on fasse attention ».

J’ai alors listé les différents régimes alimentaires que j’ai testé et me suis sentie reconnaissante pour la déculpabilisation dont j’ai pris conscience vis à vis d’Akhenaton.

Et ce n’est manifestement pas Aldo Naouri – pédiatre et auteur – qui me contredirait.

 Nos sociétés occidentales ont retiré leur soutien à l’instance paternelle pour voir le patriarcat annihilé avec l’installation d’une forme de matriarcat dégoulinant d’amour qui a obéré plus qu’on ne l’imagine la maturation des enfants.

Donc, mesdames, lâchons prise, la société ne nous demande surtout pas d’être parfaite mais simplement « Good enough » c’est à dire « bonne suffisamment » selon la fameuse expression de Winnicott.

– Sinon ça fout le bordel –  Ça c’est moi qui le dit.

C’est quand même fou qu’il faille qu’on nous dise qu’on est mauvaise mère en voulant être trop bonne mère…

Sonnya

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 5: La cueillette des idiotismes gastronomiques et des citations ou quand nous passons en revue les joyaux de la langue française

Aujourd’hui on quitte la sphère de l’immatériel pour faire un exercice drôle en famille. Les auteur.trice.s expliquent que c’est un façon de ne pas trop prendre le défi au sérieux.

Aussi, il est proposé, en famille ou avec des ami.e.s, de:

Partager des expressions contenant des termes liés à l’alimentation, la nourriture ou la cuisine.

Savez-vous ce que je veux dire:

  • Manger son chapeau
  • Se refaire la cerise
  • Vouloir apprendre comment on fait la sauce blanche

Pour vous amuser ou pas, j’avoue que j’ai parfois eu le coeur au bord des lèvres, vous pouvez retrouver une liste sur wikipedia:

Idiotismes Wikipédia

Je ne peux pas dire que l’on ait rit à s’en fendre la poire, mais le défi fut plus léger que les jours précédents. Akhenaton m’a raconté une histoire drôle.

Quel est le sport le plus fruité? La boxe bien sûr! Pourquoi? Mais parce que Tu prends une pêche en pleine poire; tu tombes dans les pommes et tu ne ramèneras plus ta fraise.

Bien …

Quant à moi, il n’y a pas grand chose qui me vient. Je suis un peu chocolat sur ce coup là. A part mettre du beurre dans les épinard, rien ne me vient. Je passe un peu pour une andouille. Je me rends alors sur le lien que j’ai indiqué plus tôt et partage avec mon fils Ne pas être sorti.e de l’auberge.

J’évite de lui dire ce qu’est Avoir l’abricot en folie ou Tremper sa nouille. Et je ferme totalement la page quand j’arrive à Poser un navet…

Même au moment où j’écris cette ligne, j’ai des hauts le coeur et mesure à quel point l’émotion du dégoût est en lien avec l’alimentation.

Finalement, je n’ai pas envie de manger mais parce que j’ai juste la gerbe.

Pas terrible…

Ensuite, le défi propose d’écrire et partager des citations inspirantes. En exemple, celle de Voltaire, « J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé »

Je suis alors plus inspirée, enfin vous jugerez par vous même, et note:

MANGER COMME UN ROI LE MATIN, COMME UN PRINCE LE MIDI, ET COMME UN PAUVRE LE SOIR.

Akhenaton fait une référence au tableau de vision que l’on a fait au jour 2 et note une citation qu’il avait découpé lui même:

LES LEGUMES? Y A QUE ÇA DE VRAI. (Dixit Popeye)

On n’aura pas spécialement rit mais passer un moment sympa oui!

Tant que les carottes ne sont pas cuites et que l’on n’a pas une écrevisse dans le vol-au-vent, tout va bien!

Sonnya

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 4: Mon corps me parle ou Comment reconnecter avec la sagesse de notre corps?

Excusez-moi, je dois communiquer avec mon corps; Quelqu’un à son 06 ?

Aujourd’hui, le défi nous amène à questionner notre corps. Autrement dit l’idée est d’entrer en contact avec lui pour qu’il communique avec nous.

OK, là je risque de perdre quelques lecteur.trice.s… c’est un peu bizarre comme truc! Comment peut-on parler à son corps?

Je ne suis pas adepte de la pratique mais j’aime bien tester pour me faire mon avis. Donc, je fais l’effort de tester…

J’en comprends que notre corps est sachant – il sait ce dont on a besoin pour bien fonctionner sauf que nous ne savons pas nécessairement comment il nous parle et encore moins comment appliquer ces précieux conseils.

Cela me fait penser à ma préparation à l’accouchement (désolée Messieurs). La sage-femme nous expliquait que le corps sait comment créer ce foetus. Notre corps se débrouille mais parfois il a besoin de notre aide.

Lorsque l’on est prise d’une irrésistible envie de fraises ou de cornichons, ce n’est pas juste pour embêter le ou la super-proche qui nous soutient!

Si si, c’est notre corps qui a besoin des vitamines, nutriments ou du PH de cet aliment en particulier afin d’optimiser le process de fabrication en cours à ce moment-là…

OK, là ce serait la même chose?

Notre corps nous parle en toute circonstance et est garant de notre bon fonctionnement et par là de notre bonne santé à tout instant?

Avant d’embrasser des études de Droit j’ai eu la chance de passer par la faculté de médecine. J’ai été littéralement en admiration dans la majorité de mes cours tant j’étais épatée par le génie de la mécanique du corps. Neurotransmetteurs, enzymes, assimilation des acides aminés, c’est parfois affolant la chaine nécessaire à la métabolisation d’une molécule.

J’ai ressenti ce même sentiment à la lecture du livre dont je parle dans mon article /larmonny/

Notre alimentation peut être un facteur aidant ou handicapant de chacun de ces millions de process quotidiens.

Il est vrai que si l’on peut avoir un garant infaillible qui puisse nous dire quoi manger pour être au mieux de notre forme, poids, taux d’hydratation, de cholestérol… Sans avoir à y réfléchir – Je signe tout de suite.

Alors, au cours de ma journée, je me suis régulièrement rappelée de demander à mon corps de me parler.

Qu’as tu à me dire? Par quel canal communique -t- on tous les deux?

Je dois avouer que j’ai été aidée car j’ai suivi quelques cours de yoga et à l’époque je pratiquais le Body Scan ou Scan corporel.

Cette pratique consiste à prendre un temps (assis.e ou allongé.e) et à promener son esprit dans chaque partie de son corps.

Vous pouvez imaginer:

  • une lumière ou une bulle qui se promène dans votre corps,
  • vous, aux commandes d’un nano-vaisseau circulant dans tout votre corps … c’est ce que propose les auteur.e.s du cahier d’exercice,
  • ou encore nommer chaque partie de votre corps et lui demander « comment ça va? »

Alors vous ressentez les parties de votre corps et entendez / voyez / sentez ses éventuels tensions ou blocages. Vous pouvez alors en comprendre un message.

La difficulté est que chaque corps communique différemment avec son locataire. Donc il n’y a pas d’outils unique à présenter.

En ce qui concerne mon fils aîné, il marque un temps de silence, se concentre et dit dans sa tête « Tu as besoin de quoi? » Il a alors une réponse qui lui vient dans la tête.

Il a écrit ce matin suite à l’exercice: Mon corps me dit qu’il est content de me parler.

Pour moi, c’est moins évident. Je n’ai pas de réponse à proprement dit.En revanche, je remarque a posteriori que mes actions dans la journée ont servi mon corps.

C’est comme si du fait de l’attention portée à mon corps, celui-ci s’autorisait à m’envoyer des messages inconscients. Ces messages me poussent alors à manger et agir pour servir mes intérêts.

Comment j’ai vécu ma journée?

Ce matin, j’ai remarqué que j’avais la gorges serrée et les jambes lourdes… encore. Ce soir, le noeud à la gorge a disparu et j’ai TOUJOURS les jambes aussi lourdes.

Je dois tout de même ajouter:

Alors qu’en fin de journée elles sont habituellement douloureuses, là, elles sont juste lourdes – c’est déjà pas si mal… (je précise que nous sommes en alerte canicule depuis une dizaine de jours)

Je suis contente de ce rappel du savoir que détient notre corps. Reste à travailler notre façon de communiquer avec lui. Heureusement il nous reste 96 jours!

Je me dis que c’est comme l’apprentissage d’une nouvelle langue, sans doute peu naturel au démarrage, j’ai bon espoir de gagner en fluidité au fil des jours. Je pourrais alors expérimenter la sagesse de Mr Miller. Quelle prétention!

Citation Sagesse, Corps & Physique (Henry Miller - Phrase n°27991)

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 3: Manger consciemment … Mais qu’est ce que c’est au juste?

Ça y est, nous y voilà. Aujourd’hui première expérience d’alimentation consciente.

Le défi propose avant toutes choses d’écouter notre corps et d’écrire ce qu’il a à nous dire.

Akhenaton et moi fermons les yeux et écoutons notre corps.

Résultat:

  • Le mien me dit qu’il est fatigué, je sens mes paupières et mes jambes lourdes.
  • Quant à Akhenaton, il écrit: Je vais perdre toute cette graisse.

Le défi du jour:

Manger en conscience lors de tous les repas de la journée.

Commence alors l’explication, car depuis le début nous n’avons pas eu de définition de ce qu’est l’alimentation consciente.

Le cahier d’exercices donne une définition:

L’alimentation consciente consiste, en partie, à être attentif à la façon dont vous allez manger et à ce que vous manger, en appréciant et savourant chaque bouchée et instant. (…) L’idée est d’être à l’écoute de votre corps, d’être présent à ce que vous faîtes.

Nous nous attablons pour le petit déjeuner. Je valide avec Akhenaton ce qu’il a compris, c’est OK, nous commençons alors à manger et nous concentrons sur notre tartine.

Pour ma part, je la regarde, mâche plus lentement et prends le temps d’imaginer les aliments descendre dans mon oesophage.

Je prends un certain plaisir. C’est plus simple pour moi que pour Akhenaton qui s’agite un peu sur sa chaise.

Je ne sais pas ce qui lui traverse alors l’esprit. Mais ce qui est sûre c’est que j’accueille à ce moment là un cadeau caché.

Manger en conscience implique de manger en silence.

Et s’il m’est impossible de savoir ce qui se passe dans la tête d’Akhenaton, je mesure très bien le niveau sonore de la pièce et l’absence total de bruit.

Il est probable que tout le monde n’apprécierait pas et sans doute pas à tous les repas mais j’avoue que le petit déjeuner conscient du lundi matin risque de devenir un rituel familial hebdomadaire…

Résultat de recherche d'images pour "petit déjeuner calme"

 

En tout état de cause, en fin de matinée, je n’avais pas ressenti la faim et mon café de 10h m’a semblé trop sucré.

Rapport de cause à effet ou hasard?

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 2: Réaliser un tableau de vision ou comment ancrer l’intention dans son quotidien

Une fois les intentions clarifiées, il est malheureusement aisé de les oublier. Le rythme effréné de nos vies quotidiennes mobilise déjà beaucoup d’énergie.

Or, tout changement nous demande également une énergie importante.

Une fois les tâches répétitives réalisées nous n’avons, pour la plupart, plus du tout la force d’amorcer les changements d’habitudes que nous savons pourtant si bons, précieux et impératifs pour nous.

Le risque est de nourrir notre culpabilité car OUI nous savons ce que nous devons faire pour vivre mieux et NON nous ne le faisons pas…

Pour nous aider dans cette transition, une fois l’intention posée, il nous faut un outil qui petit à petit s’immisce dans notre quotidien pour rappeler à notre conscient que:

Si si nous sommes vraiment déterminé.e.s à changer et que nous trouverons l’énergie pour le faire.

Cet outil existe, il s’agit du tableau de vision.

Ce tableau est le résultat d’un collage d’images, de dessins et de mots qui représente la vision de ce que nous désirons créer comme nouvelle vie.

https://www.pinterest.fr/etreoptimiste/tableaux-de-visualisation/

En l’occurrence pour le challenge qui nous occupe, la vision de notre alimentation consciente ou encore

  • Pour moi: La vision de ma vie lorsque j’aurai trouvé une alimentation qui nourrit durablement mon corps et une relation équilibrée à la Terre dans ma consommation et ma gestion des déchets;
  • Pour Akhenaton: La vision de sa vie lorsque l’on verra ses biscottos sur le ventre et sur les bras.

Cet exercice nécessite de lâcher le mental. Plus nous intellectualisons, plus nous rendons contraignants l’effort à faire pour nous décaler de nos habitudes.

En effet, que le tableau agrège des éléments qui nous permettent d’atteindre cette vision ou bien qu’il représente ce que notre vie sera ou encore un subtil mélange des deux, ne nécessite pas d’être analysé.

L’idéal est de parcourir des magasines et de se laisser porter par notre coeur en choisissant des images qui nous font du bien lorsqu’on les regarde. Votre cerveau sait ce que vous voulez atteindre puisque vous lui avez donné l’intention.  L’exercice consiste à lâcher prise, se laisser porter par son ressenti.

  • Votre corps se détendit-il devant telles ou telles images?
  • Votre visage se met-il à sourire spontanément devant tel ou tel dessin ou encore
  • Les larmes vous montent-elles aux yeux en lisant un mot ou un titre?

Un écho émotionnel se créé.

Même si cela n’a pas de sens intellectuellement pour vous à ce moment là, laissez faire!

Les enfants sont plus doués que nous pour cela. Il ne cherche pas à comprendre pourquoi ils ont choisi l’image sur laquelle il est écrit: La mobilité territoriale se réinvente. WHAT?? Je m’explique…

C’est ce qui s’est produit ce matin. Je me suis entendu demander à Akhenaton Mais pourquoi tu choisis cette image? On fait le tableau de l’alimentation consciente là, quel est le rapport avec la mobilité territoriale? Et de m’entendre répondre: Tu vois bien Maman qu’il y a un vélo. En même temps, j’ai bien senti qu’il répondait cela pour satisfaire mon mental, car il aurait pu ne découper que le vélo.

Aussi, n’ai-je rien dit ou presque lorsqu’il a découpé les titres: Eviter la surcharge cérébrale et Laissons nos enfants souffler. Là… J’avoue que j’ai quand même bien pris un message pour moi…

Nous avons fait un tableau pour deux et c’est Akhenaton qui a disposé les images. Là encore, des informations passent. J’ai collé les petits coeurs à côté de l’homme et de la femme qui se regardent. Tiens, le monsieur a une barbe comme papa… Nous avons enfin choisi d’installer le tableau dans le couloir qui mène aux chambres. Lieu de passage pas excellence et visible de toute la famille – Bon OK là j’intellectualise.

La magie opère alors!

Ce tableau instille la vision dans notre quotidien et nos habitudes, petit à petit, changent et s’adaptent sans nous demander un effort conscient trop lourd.

Cet exercice fait appel à notre intelligence émotionnelle – si vous n’êtes pas à l’aise avec les images, dessins à découper; vous pouvez aussi dessiner ou écrire de gros lettrages.

Il ne reste plus qu’à laisser la magie opérer.

Sonnya

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 1: Créer une intention ou comment augmenter les chances de succès d’atteindre un objectif

Beaucoup imagine que l’on obtient ce que l’on veut sans nécessairement prendre le temps de le verbaliser et à tout le moins de le rendre clair pour soi.

Vous me direz que si je me lance dans le défi des 100 jours pour une alimentation consciente c’est que j’ai l’intention d’avoir une alimentation consciente. Certes, et en même temps, si ce terme générique me parle, mon intention personnelle est plus précise.

Si je devais définir l’intention, je la comparerai aux bornes lumineuses qui jalonnent une piste de décollage la nuit. Pourquoi?

Décollage: car l’idée est d’aller vers un ailleurs et ainsi imager le changement à venir,

De nuit: car l’endroit que l’on quitte est plutôt insatisfaisant,

Guidé pat des bornes lumineuses: car l’intention représente le fil conducteur qui nous guide vers notre objectif.

Pour continuer dans la métaphore, je dirai que je suis à l’aéroport de l’alimentation consciente mais dans quel avion vais-je embarqué?

  • Faire évoluer mon regard sur l’alimentation?
  • Trouver l’alimentation qui convient à mon corps?
  • Avoir plus d’énergie pour faire des choses que j’aime?
  • Avoir un corps que j’aime et en être fière?

Ces exemples sont tirés du cahier d’exercice.

Si je ne le définis pas en avance, je risque d’être déçue, de faire des efforts vains ou me perdre en chemin et donc cela me conduira inévitablement à stopper avant la fin du défi.

Ces intentions de début de défi peuvent être revues en cours. Tout changement de destination est autorisé. En effet, parfois nous montons dans un avion pour faire plaisir ou satisfaire quelqu’un d’autre que soi, ou nous avions vu trop petit ou encore nous découvrons une étape préalable nécessaire… Aussi, il est toujours possible de revisiter ces intentions.

Pour autant, il est important de prendre le temps de les fixer au début du défi pour savoir ce que nous désirons créer dans notre vie.

En ce qui me concerne:

Mon intention est double:

Trouver une alimentation qui nourrit durablement mon corps et Trouver une relation équilibrée à la Terre dans ma consommation et ma gestion des déchets.

Quant à mon fils aîné, Akhenaton, il a verbalisé l’intention suivante:

Mon intention est de maigrir.

Quand je lui ai demandé ce que voulait dire maigrir pour lui, et qu’il a mesuré la difficulté d’annoncer un poids, il a dit:

Mon intention est de voir mes biscottos sur le ventre et les bras.

Voilà, nous sommes prêts pour le décollage.